Nous entrons au Honduras par un jour de grisaille. Notre point de chutte d'aujourd'hui sera les ruines de Copan. C'est un des sites de la période Maya classique les plus importants d'Amérique Centrale.  Important, il doit l'être au vu du prix de l'entrée : 15 $ pour la visite auquel vous devez ajoutez 15 autres $ si vous voulez visiter les souterrains. Nous nous contenterons de la surface. 
Nous sommes accueillis par une troupe de perroquets friands de gâteaux secs mais aussi une sorte de gros cochons d'inde. 
A travers les lianes et les mimosas géants, nous découvrons un site magnifique avec de multiples détails, statues, et un grand escalier très bien restauré qui vous laisse imaginer ce qu'il pouvait se passer à cette époque là. 
Le lendemain, nous quittons nos amis allemands avec qui nous voyageons depuis Acapulco. Nous prenons la direction du nord : la côte caraïbe du Honduras ; ça fait rêver....mais ne vous y tromper pas. Voici la meilleure chose que nous avons retenu de cette région : l'excellent état des routes. Décembre, nous sommes au beau milieu de la saison des pluies sur la côte. Nous arrivons donc à Tela, petite ville côtière. La population est plus mixée que n'importe où en Amérique Centrale. Blacks, blancs, indiens, métisses.....mais les plages sont bien loin de la carte postale. Pas grave, le lendemain, après ENCORE une panne de batterie, nous nous dirigeons vers La Ceiba, toujours sur la pluie. Arrivés sur place, après 2/3 courses, nous cherchons un bivouac sûr pour la nuit. En effet, cette ville n'est pas des plus accueillantes et on ne sent pas sur nous l'air doux de la sécurité. Mais personne ne veut de nous, pas même le centre commercial. Un américain nommé Benjamin et sa compagne passant par là – vous avez remarqué que les américains sauvent toujours le monde – nous accoste et nous invite dans sa propriété qu'il dit bien sécurisée par des grillages barbelés. Nous rencontrerons aussi Fernando et sa belle petite famille qui nous recevrons comme il se doit. Merci à eux tous!!! De là, ils nous expliquent en long en large et en travers que La Ceiba ça craint !!! et ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère, et je vous passe les détails. Nous nous endormons donc avec l'idée de partir de cette côte le plus vite possible. Nous filons donc vers le sud, toujours sous la pluie, on a un peu le moral dans les chaussettes. Mais les nuages se dissipent et l'entrain revient, nous voici devant les portes du Nicaragua.
Passer la frontière n'est jamais très simple, mais quand s'y ajoute une nuée de locaux « para ayudar » contre quelques dollars, ça devient tout de suite un peu lassant. Nous nous en sortons en 1h30, après avoir évité encore une fois le piège du douanier ripou qui essaye de vous taxer quelques dollars à la sortie du pays. En général vous dites « mais on ne doit pas payer à la sortie », et si c'est un coriace vous ajoutez « attendez, j'appelle mon ambassade », et le tour est joué. Nous retrouvons les Allemands Welf et Christine et leur camion Minna au volcan Masaya à côté du lac Nicaragua, et c'est toujours un plaisir.   Nous rencontrerons également deux français, Émilie et Mathieu attirés en 1er lieu par Bobby bien sûr et sa belle plaque française. « Mais comment avez vous fait ? ». deux heures plus tard, nous voici tous ensemble autour d'une bière à parler de nos voyages respectifs. Les deux marseillais sont en Amérique Centrale pour 6 mois, puis ils retournent travailler 6 mois et repartent encore. Le tout en sac à dos, léger. Ils seront nos invités pour la nuit. Nous partons en direction de Granada, une des plus anciennes cité coloniale d'Amérique Centrale. Tout ce qu'on aime : marché, rues colorées, cathédrales et du bruit, beaucoup de bruit. On se ballade et on profite. 
Après avoir passé de bons petits moments avec Mathieu et Émilie, nous les quittons et reprenons la route direction le sud. Un peu de plage ça fait toujours du bien. San Juan del Sur, petit village niché dans une jolie baie. Il pleut un peu mais il fait bon et Welf, qui a toujours une solution, nous aménage grâce à son haut vent, une terrasse improvisée face à la mer. Et les nuages qui se dissipent nous offre alors un splendide coucher de soleil. 
Nous avons eu par d'autres voyageurs français, la Tortue Sélène, l'adresse d'un restaurant au bord d'une plage à quelques kms de là : Playa del Coco. Nous nous y rendons donc, dès le lendemain, par une sacrée route en terre. « C'est le Camel Trophy » comme dit Riko. Au début plate, la route désormais ressemble à un gros gratin de cannellonis. Ce cher Bobby, et nous avec, est balancé de tous les côtés, mais il tient bon, comme toujours.
 Notre route croisera celle d'un clan de singes. Perché haut dans les arbres, l'un d'entre eux nous averti de leur présence par un cri étrange. Quelques photos plus tard, nous revoilà sur la turbulente piste. 
Nous nous posons derrière un resto de plage (le seul) et profitons toute la journée de sa terrasse pour nous relaxer, nous baigner et...travailler un peu aussi. 
Le soir, nous attendrons en vain les tortues géantes venues déposer leurs oeufs. Mais non loin de là, dans un refuge à tortues, nous aurons la chance de voir quelques bébés. En effet, pour les sauver des prédateurs, les scientifiques les font grandir chez eux, puis les relâche le moment venu. Le lendemain nous démarrons ! Ce qui n'a pas été le cas, encore une fois, le jour d'avant. One ne sait vraiment pas d'où vient cette fuite électrique. Bon c'est décidé, on prend les choses en main et on devrait trouver tout ce qu'il nous faut au Costa Rica. L'épisode Honduras oublié, le Nicaragua nous a vraiment redonné la pêche. La rencontre avec les français fût amusante, et on a bien hâte de déguster la bouillabaisse à notre retour. Et oui, Riko a accepté d'aller à Marseille, vous y croyez vous ? Et ce qui nous a remonté le moral encore plus, il semblerait que nous ayons une date pour le départ de Bobby vers la Thaïlande : le 24 décembre, joyeux Noël Bobby !!! |